NOS COMBATS : OPINIONS 2018

Les prises de position de la MIPSS Auvergne au cours de l'année

30/10/18 - L’ETAT-PROVIDENCE DU XXI° SIECLE ? CHICHE !

Après le « reste à charge zéro » et le « plan pauvreté », Emmanuel Macron a présenté, mardi 18 septembre, sa stratégie de transformation du système de santé. Le Président de la République a décliné les 54 mesures d’une réforme censée renforcer l'offre de soins « pour les 50 années à venir » !

Le Président a dessiné un système de santé idéal, appelé à une réorganisation totale de l’offre de soins. Il veut réformer le mode de financement à l’hôpital en prenant en compte la qualité des prestations et non seulement leur quantité ; il veut aider les médecins à dégager du temps « médical », en les dotant de nouveaux assistants médicaux ; il veut ré enchanter les professionnels de santé en valorisant les actes infirmiers, en décloisonnant les carrières hospitalières, en réformant les études de santé, en abolissant le numerus clausus ; il veut accélérer la transformation numérique en dotant chaque français d’un espace numérique sécurisé pour ses données de sante, etc.

Au plan financier, la réforme sera dotée d'un budget de 3,4 milliards d'euros d'ici 2022 : près de 1,6 milliard d'euros seront consacrés à « la structuration des soins dans les territoires », 920 millions à l'investissement hospitalier, 500 millions à la « transformation numérique » et 420 millions à « l'évolution des métiers et des formations ».

La plupart des mesures ne sont pas réellement nouvelles : elles figurent dans tel ou tel rapport ou ont fait l’objet de recommandations passées. La nouveauté réside dans l’intention de les mettre en œuvre simultanément dans un horizon de temps très court : le Président et son gouvernement en auront-ils la capacité et la volonté politique ?

Enfin, peut-on parler de la médecine « pour les 50 années à venir » sans prendre en compte les progrès que va apporter le digital dans le diagnostic, dans la gestion des informations, dans la prévention et peut-être surtout dans l’intervention chirurgicale ?

La communication, la gestion des données sur le patient, l’intelligence artificielle et l’arrivée massive des robots vont influencer l’organisation de la médecine moderne. Le plan santé ne parait pas en avoir bien pris la mesure.

 

 

Vous pouvez relayer ces prises de position auprès de votre député(e), sénateur(trice).

Ce sont eux qui font les lois en votre nom : alertez-les !

 

 

 


20/09/18 - HALTE AUX MARCHANDS DU TEMPLE !

La FDPM* et ses mutuelles adhérentes ont décidé de saisir la justice pour que le terme "mutuelle" ne soit plus usurpé par des marchands en mal de reconnaissance.

Avec internet et l’essor du commerce en ligne, les sites comparateurs d’offres en ligne en matière de complémentaire santé se multiplient à destination des consommateurs. La sémantique utilisée pour leur dénomination et leur contenu joue un rôle clé dans le processus d’information et d’achat des internautes. Force est de constater aujourd’hui que beacoup d'entre eux usent et abusent du terme "mutuelle" et s’affranchissent ainsi de leurs obligations légales en utilisant abusivement, dans leur nom de domaine et dans le contenu de leurs pages, le terme « mutuelle » ... protégé par l’article L 110.4 du code de la Mutualité, qui sanctionne pénalement l’usurpation d’usage.

Le terme « mutuelle » inspire davantage confiance aux internautes, tant il est emblématique des valeurs incarnées par l’économie sociale et solidaire, portées par les sociétés de personnes à but non lucratif (donc non financières contrairement aux sociétés d’assurance). La tromperie réside dans le fait que l’internaute n’est que marginalement orienté vers des organismes véritablement mutualistes.

Il faut mettre fin à la confusion des genres et à l’utilisation trompeuse du terme mutuelle !

Dans ce dossier comme dans d'autre, il est regrettable que l’APCR, autorité de contrôle des assureurs et des mutuelles, ait laissé faire. Et que dire du géant du secteur, la Fédération Nationale de la Mutualité Française, qui regroupe tous les gros acteurs ! "Il est vrai que ses plus gros adhérents figurent dans certains des comparateurs …" ironise Jean-Louis Span, le Président de la FDPM. "Alors c’est à nous de faire le boulot à sa place".

(*) FDPM : Fédération Diversité et Proximité Mutualiste

Pour en savoir plus :

 


31/05/18 - RESTE A CHARGE ZERO : A QUEL PRIX ?

Le remboursement intégral d'une offre d'optique et de prothèses dentaires ou auditives constitue une promesse … populaire du candidat (désormais Président) Emmanuel Macron.

La ministre de la Santé a demandé aux acteurs concernés (dentistes, opticiens, audioprothésistes, assurance maladie et complémentaires santé) de « clore la concertation » à l’été, pour qu’elle puisse présenter « un panier de soins de qualité pris en charge à 100% ».

Plusieurs pistes permettraient d’atteindre ce fameux « reste à charge zéro » :

  • une sensible amélioration de la prise en charge par un régime obligatoire paupérisé ;
  • une intervention plus importante des complémentaires santé ... supposées riches ; une baisse des marges et/ou de la qualité des soins et équipements par les professionnels du secteur, surtout sensibles aux pressions du marché ;

Dans le monde cynique qui nous entoure, on peut craindre que pouvoirs publics, assurance maladie et professionnels du secteur complotent pour que malades (via une baisse de qualité des soins) et complémentaires (par un remboursement contraint) financent ce « RAC zéro ».

Rappelons ici que, bien évidemment, les prestations des mutuelles sont financées par … les cotisations de leurs adhérents. En conséquence, les pouvoirs publics seraient bien inspirés de laisser aux assemblées générales de nos mutuelles le pouvoir souverain de décider de leurs garanties et cotisations !

Est-il acceptable que nos gouvernants excluent du débat de nombreuses autres dépenses de santé qui exposent pourtant les malades à d’inacceptables restes à charge (dépassements d’honoraires, frais de séjour, …) ?

Le mécanisme de solidarité du système français est conçu pour, qu’indépendamment du revenu de l'assuré, les frais de santé ne soient pas un obstacle à se soigner. En revanche, il n'a jamais été prévu que les soins soient gratuits, sauf pour les plus démunis.

Ne devons-nous pas nous interroger sur cette promesse de santé gratuite ou plutôt sur ses sous-entendus : la nationalisation rampante du système de soins (entamée depuis 20 ans) ?

A plus forte raison si le prix à payer est une administration encore plus pesante et donc un nouveau recul de la liberté

  • pour le patient, de choisir son praticien et sa complémentaire santé
  • pour le soignant, de déterminer le traitement adapté.

 

 

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